Mendoza, 13 Oct.
Bonjour, nous revoici avec des petits problemes, 3 semaines de tranquilité c'etait trop beau.
D'abord cela a commencé par une rage de dent terrible pour moi (sev) au milieu de la nuit. C'etait vendredi dernier, dans un parc
au milieu de nul part (d'ailleurs il y a VRAIMENT plus d'etoiles ici, c'est magnifique).
On a donc rapidement fini la visite, encore plus rapidement vu le 'parc de la lune' qui etait à notre programme, et continué sur la route le plus loin possible (la prochaine vraie ville etait à plus de 400km, impossible à faire le meme jour). Vero choisi bien entendu ce soir la pour avoir un probleme avec sa batterie et son compteur.
On se retrouve donc le lendemain à Mendoza
à chercher un dentiste ouvert le samedi (tres difficile, surtout avec l' "aide" de l'office de tourisme et de l'hopital). Cela en devant pousser la moto de vero à chaque arret pour la redemarrer, et avec pour moi tres mal à la dent, (la douleur semblait meme prendre tout le coté gauche de la tete).
Finalement, le dentiste me confirme que c'est bien la derniere reparation faite en Suisse il y a deux mois qui touchait le nerf. (Foutue tomme poêlee, cela fait cher le morceau de cailloux). Maintenant, il n'y a plus de nerf, mais je dois repasser chez un dentiste pour finir le traitement.
Dimanche peinard au milieu d'un rassemblement de motard (voir la video, ils ont des
jeux tres droles ici. On a pas essayé), lundi, manque de bol tout est fermé pour la fete de colomb, et on va voir l'aconcagua (6959m)

qui est à coté : 160km. C'est des vrais montagnes de la Cordillère des Andes. Cela nous a fait drole de revoir des skieurs, alors qu'il fait 30d à Mendoza.
Mardi, on met le linge à la lessive et les motos au garagiste. Je me retrouve donc sans veste de moto, sans mon jeans, (donc sans vrai poche) et bing, je me fais voler mon portefeuille...
De nouveau direction les flics pour faire une declaration (beaucoup plus lent cette fois, car il y avait 'Titanic' qui passait à la TV du commissariat. -> Ils n'etaient pas hyper concentrés).
Aujourd'hui jeudi, mon passeport a fini par 'reapparaitre' dans un des commissariat (il faut tous les voir, il n'y a pas de bureau des objets trouvés central). Heureusement, car sinon il fallait retourner à Buenos Aires (1000km) pour en faire un temporaire utilisable 6 mois.
Il me manque encore les papiers pour la moto, et le permis de conduire. Le bon point c'est que ici, il suffit de montrer la carte du club de voile en francais et cela peu passer. On espere aussi que rien n'a été pris sur les cartes bancaires avant le blocage.
Voila, voila. On a vraiment la poisse depuis ce debut de voyage. Avec tous ces argentins qui vous disent 'suerte' (bonne chance) à chaque fois, cela doit porter malheur.
On peut croire que le coté difficile d'un tour à moto c'est la route, les pannes, le vent, etc..., mais non. C'est les vols et la paperasse.
A part cela, la route etait comme toujours très belle, même si on a eu une journee de tempete de sable (avec la temperature qui est tombée de 20 degree en 10 minutes). On a pu gouter les vins rouges sur place (cafayate

, san juan, mendoza) et tout les soirs c'est 500g de viande au feu de bois plus bananes au chocolat au camping. J'ai aussi pris plus de photos de vero, pour ceux qui demandaient.
Ah, j'oubliais : 'On est au mondial, on est au mondial,
on est, on est, on est au mondial'.
Et une video accrobatique.
Posté le : October 13, 2005 - Petits problemes. (sev)
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Argentine •
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Le Sud
Véro, Véro, Véro. Depuis le dernier message, nous avons encore vu quelques pinguins
(encore une video), et nous avons continué vers le sud, vers le froid, et le vent (mais pas encore trop). Véro a eu quelques aventures.
24 Oct
Elle a commencé par se faire quasi rentrer dedans par une voiture qui debarquait d'un chemin privé sans regarder. Elle a juste reussi à l'eviter en roulant sur le bas coté (en terre). Le gars ne s'est meme pas arreté.
Le soir, alors que l'on cherchait un camping, elle se fait courir après par un chien (ce qui est frequent à moto), et mordre le molet (normalement ici il ne sont pas agressifs). Heureusement les crocs n'ont pas eu raison du pantalon de pluie, la surbotte, le jean et le sous vetement thermique. Elle s'en tire avec un bleu.
26 Oct.
Comme tout allait encore trop facilement, Véro a decidé d'avoir la premiere crevaison
du voyage, bien entendu un des rares jours de pluie.
On a d'abord essayé avec la bombe anticrevaison, et cela a bien tenu 5 minutes.
Comme on a parfois quand meme un peu de chance, des motards bresiliens (dont un mecano) passaient par là et sont venu nous aider.
On a donc demonté la roue, enlevé le clou, remplacé la chambre à air (j'en avais une en reserve), et remonté le pneu.
Cela ne se gonflait toujours pas, et on a du redemonter pour s'apercevoir que la chambre à air neuve
avait un trou. Est ce qu'on à fait le trou en remontant ? Je ne sais pas. D'apres le mecano bresilien c'etait un defaut de fabrication... La chance avait deja tourné.
Tout ceci se passait à Caleta Olivia

.
27 Oct.
Toujours plus au sud : Puerto San Julian

, on a croisé un allemand sympatique avec une grosse moto. Nos 250 paraissent bien petites. Il voyage seul et avait un bon rythme (levé 7h, sur la route à 8h). De notre coté, c'est rare que l'on soit parti à 10h.
28 Oct.
Comme mes papiers se font toujours attendre, on ne pouvait pas allez à Ushuaia. On a donc decidé de voir dès maintenant le glacier Perito Moreno

. Du coup, on retraverse le pays d'Est en Ouest, par les routes de terre (320km).
Les premiers 60km etaient très facile, puis des flaques (il avait sans doute plu la veille), et la terre est devenue très collante. Les pare-boues avants se sont enbourbés, et la roue avant ne pouvait plus tourner... Un local qui passait par là nous dit : 'Il n'y a qu'a attendre une heure, cela va secher".
On attend donc un peu, on demonte les pare-boues avant, et on continue.

20 km plus loin, véro aborde la derniere flaque un peu trop vite, et bing. Par terre. On se retrouve donc à 80km du point de depart, avec une boite encastrée dans le pneu arriere de vero, avec rien à perte de vue. (Vero n'a rien eu à part de la boue partout). Je dois avouer que j'avais aussi un peu glissé sur cette flaque, et mon pneu arriere est neuf.
Un 4x4 s'arrete, et nous apprend que le village qui etait marqué sur ma carte (avec un hotel) est maintenant abandonné. Il nous apprend aussi que la prochaine estancia ne fait absolument pas chambre d'hote (contrairement à ce que nous assurait le gars de l'office de tourisme).
Super.
On va quand même voir l'estancia ("La Julia").
On entre, et on commence le chemin qui va vers la ferme. C'est de plus en plus mouillé. Vero fini par s'arreter car il y a trop d'eau. Je continue tant bien que mal dans 40cm d'eau par endroits et je fini par trouver Jorge, le proprio, qui n'accepte pas que l'on plante la tente sur ses terres, mais nous propose au contraire de loger dans une des maisons qu'il a pour ses invités. Il va même chercher vero avec son pickup et recuperer la boite à l'entree (à 4km des maisons).
Ouf. On a fait regime ce soir là mais ils nous ont gentiment donné du pain et des biscuits.
C'est meme assez interressant de voir comment ils vivent. Pas d'electricité, pas d'eau courante hormis celle de la riviere. Et quand Jorge dit à sa femme. 'Cherie je vais au village faire des courses', elle sait qu'elle est tranquille pour 6 heures.
Tant bien que mal, on arrive à redresser la boite et la remonter.
29 Oct. Le lendemain on reprend notre chemin, la route est maintenant bien seche, et apres 140km de terre, on entre comme deux cowboy dans le petit bled de 'Tres Lagos', où Jorge fait ses commissions.
'Hay todo en Tres Lagos' = il y a tout à Tres Lagos. A vrai dire il n'y a pas grand chose, si ce n'est un joli petit camping, et encore 110km de terre avant une vraie ville.
30 Oct. Le paysage est de plus en plus montagneux. On passe devant des lacs bleus turquoises avec des icebergs venant des glaciers. On se dit que cela valait vraiment la peine, meme avec la chute.
31 Oct - 2 Nov El Calafate

Voila la grosse ville, pleins de touristes, des prix de fous et le fameux glacier (magnifique sous la pluie). On se repose un peu.
3 Nov
On reprend la route, et pour la premiere fois on a vraiment du vent (50km/h). C'est assez bizarre, on roule même penché à droite dans des virages à gauche. Parfois on est vent arriere est alors plus de bruit, on a l'impression que tout va au ralenti. L'ombre des nuages va à la meme vitesse que nous.
On retraverse maintenant d'ouest en est, et on repasse donc par la pampa. Ici c'est encore plus desertique qu'ailleurs. Il n'y a meme plus d'animaux. Les motards se rendront compte : pas un seul moucheron sur la visiere en 5 jours et 900km.
Au moins dans le desert il y a des dunes.
4 Nov
Nous sommes maintenant à Rio Gallegos

, et d'apres le site web de la poste, mes papiers sont toujours à Buenos Aires. C'est ennuyeux car ils avaient promis entre 2 et 4 jours pour la livraison, et cela fait déjà 6. On va surement devoir attendre jusqu a lundi. Coté voyage, on a largement depassé les 10 000km, en plus de 2 mois en Argentine. Je sais que pour les francais en RTT, ce ne sont encore que des bonnes vacances, mais pour nous cela fait vraiment 'annee sabatique'.. On est maintenant bien habitué à cette vie nomade, sans trop d'horaire. Il y a juste ces satanés WE qui nous font souvent perdre du temps.
Les photos.
Posté le : November 4, 2005 - Vers le sud (sev)
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Argentine •
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